• Fallope de trompe

    Inflammation des trompes, ou comment les gynécos n'ont pas pris au sérieux mes plaintes sur toutes les douleurs ressenties après mon accouchement et qui me gâchaient la vie depuis ce jour là.

    Bonjour à tous,

    Depuis mon accouchement, je me plaignais chaque mois de règles très douloureuses. A tel point que sur 5 jours de cycle, je restais couchée 3 jours avec migraines, nausées à chaque pic de douleur. J'avais des retards de règles de 3 à 8 jours chaque mois.

    Le 13 octobre, nous sommes partis en famille. Et après 11 h de route en voiture, je passais 3 jours couchée sur le canapé avec de grosses courbatures, mais surtout, de violentes douleurs au niveau de l'abdomen.

    Finalement, le jeudi soir, ne tenant plus, je demande à Lhom de m'emmener aux urgences. Et punaise, je peux vous dire que pour que je demande à voir ne serait-ce qu'un médecin, il en faut. Du coup, ni une ni deux, il m'emmène.

    J'arrive à 21 h 10 et vois le médecin vers 22 h. Après plusieurs questions, il note les symptômes suivant : retard de règles de 7 jours, nausées (comme si c'était les plus importants). Non non, moi je viens pour : maux de ventre et pour ce que je prenais pour des courbatures.

    - Et vous avez ces courbatures depuis quand ?

    - Lundi soir.

    J'explique la durée du trajet en voiture...

    - Et pourquoi vous n'êtes pas venue avant ? On est quand même jeudi soir, et vous souffrez depuis lundi soir.

    - Parce que je n'ai pas pour habitude d'aller aux urgences juste pour des courbatures. Mais là, rien n'y fait, ça refuse de passer. Donc au bout de 3 jours, je commence à me demander si ça ne serait pas autre chose. Surtout que depuis 2 jours, les douleurs aux ventres sont de plus en plus violentes.

    Alors mal à l'abdomen après une mauvaise position prolongée, comme j'étais assise dans la voiture, ça arrive à tout le monde. Par exemple, quand on fait des efforts physiques et qu'on a mal à ce qu'on appel "les abdos" (genre j'en ai lol), ça arrive. Je ne dois pas être une exception. Pourtant, on ne court pas aux urgences pour autant.

    Ils commencent par me faire une prise de sang pour confirmer que je ne suis pas enceinte vu les 7 jours de retard (2 tests urinaires négatifs dans le doute quand même ce mois-ci). En même temps, depuis mon accouchement, j'ai tous les mois 2 à 10 jours de retard, et à chaque fois on me dit de faire un test de grossesse, qui a chaque s'avère négatif. J'en avais déjà parlé au gynéco, ça devait donc bien venir de quelque part.

    Grossesse écartée, ils supposent une appendicite. Il appelle le gynéco de garde et lui explique qu'à la palpation, il y a une défense, CRP à 193 alors qu'elle devrait être en dessous de 5.

    A 2 h du matin, après une série d'examens, on me fait enfin une analyse d'urine. Et là... j'ai une infection. J'entends l'infirmière qui dit : "Ah mais quand je dis "CRP élevée", c'est vraiment mais vraiment élevée. 193, rien que ça. C'est un vrai bordel ces urines, il y a de tout : du sang, du sucre...". Bah oui, je ne fais pas dans la demie mesure moi.

    On m'hospitalise en urgence. Par contre, pas d'écho la nuit (clinique privée). Donc je passerais en priorité à 8 h du matin au cas où il faudrait opérer.

    A 9 h, le gynéco vient me voir, demande si j'ai passée l'écho. Il m'a gardée à jeun depuis la veille au cas où il faudrait opérer en urgence, il a réservé un blog pour l'après midi au cas où... il a déjà tout planifié si je dois être opérée. Il m'explique que l'appendicite est écartée, mais qu'il y a suspicion de salpingite, il me parle aussi d'endométriose, si jamais. Si la salpingite est confirmée, je serais sous traitement en intraveineuse durant 48 h. Si au bout de 48 h la CRP n'a pas diminuée, j'aurais droit à une coelioscopie, et en fonction, soit ce sera lavement des trompes, soit il faudra enlever. Quand il sort, je pleure, je pleure, j'appelle Lhom en pleure (qui avait du rentrer dormir chez nous, puisque j'étais en chambre double, et qui dormait enfin le pauvre après seulement 2 h de sommeil).

    13 h, je passe enfin l'écho abdominale. Pour info, je n'ai rien mangé de vraiment consistant depuis lundi 18 h. Les douleurs et les nausées ça m'empêcher de trop manger. Enfin depuis hier 20 h, j'ai quand même soif. Finalement, la "prioritaire" passera en dernier. Et encore, parce qu'on a sonné pour les relancer, sinon ils m'avaient juste zappée.

    A l'écho, tout est normal. Le gynéco m'emmène alors passer une écho vaginale. Et là, il me dit qu'il y a quand même un peu de liquide, donc inflammation de la trompe droite. D'où les douleurs à droite qui laissaient supposer l'appendicite.

    Je remonte en chambre et peut enfin manger un petit peu (pas trop parce que la bouffe chez eux, c'est encore pire qu'au CHU de notre ville, c'est vraiment à vomir).

    Finalement, je serais mise sous intraveineuse avec augmentin et un autre produit qu'on me passera le lendemain matin. Sauf que dès les premières minutes, ça ne va pas, parce que ce produit, j'y suis apparemment allergique. J'ai eu une bonne quantité des effets secondaires.

    Vendredi matin, prise de sang après une nuit sous antibios, ma CRP était à 83 (193 le vendredi à 2 h du matin). Je réagis bien aux médicaments. Lundi matin, la gynéco de garde vient me voir. Elle n'a pas encore reçu tous les résultats de ma prise de sang de dimanche. Elle sait que ma CRP est descendue à 26, mais la salpingite n'est pas encore confirmée. Elle me dit que je pourrais sortir, avec repos et antibios pour 10 semaines (3 semaines annoncé le vendredi matin quand ils sont venus faire les visites du matin). Finalement, juste après avoir quittée ma chambre, mes résultats arrivent. Elle m'annonce que je n'ai pas de salpingite. Juste une petite inflammation de la trompe droite. Je peux rentrer chez moi avec repos, et de l'augmentin le midi et le soir pendant 7 jours.

    Hier matin, nouvelle prise de sang. Les résultats sont donnés l'après midi même : CRP à 1,5. L'inflammation n'est plus là. Youhou !!

    Je ne suis pas une adepte de la médecine. Je suis du genre à oublier de prendre mes traitements ou à sauter des prises... (sauf dans ce cas là, j'ai étais vraiment hyper assidue), à n'aller consulter que quand vraiment mais vraiment, je suis à deux doigts d'y rester. Alors quand je vois qu'on a passé des mois à me dire que les symptômes, c'était dans ma tête, que souvent on s'invente nos propres maux, que c'est psychologique... Je t'en foutrais moi de la psychologie. Faut arrêter les conneries et n'écouter que soi, et son corps.

    A ce jour, je ne sais toujours pas ce qui a provoqué cette inflammation. Pour eux, le trajet de 11 h en voiture a juste permis de déclencher des symptômes d'alertes. Sinon ça aurait pu continuer plusieurs mois sans que rien n'alerte en dehors des retards de règles récurrents, des règles très douloureuses voir handicapantes. D'après le gynéco, j'aurais pu choper ça pendant mon accouchement ou à la fin de ma grossesse, puisque, à mon arrivée à la maternité, une prise de sang avait déjà montrée une CRP élevée.

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  • Commentaires

    1
    nathalie
    Jeudi 30 Octobre 2014 à 12:00
    on est souvent un peu toutes pareil (sauf les hypochondriaques...) à laisser trainer les symptomes, même si c'est douloureux... Souvent, un peu de repos, quelques examens, suffiraient... encore faut-il trouver le temps ! Bon rétablissement en tout cas, au moins, vous savez ce que vous aviez... Le pire c'est de ne pas savoir... Le personnel hospitalier a été compréhensif en tout cas, il y a 10 ans, je suis allée aux urgences pour une grave entorse de la cheville, on m'a dit de rentrer chez moi, que je n'étais là que pour avoir un arrêt de travail... (que j'ai fini par avoir au bout de 4 semaines à ne pas pouvoir poser le pied par terre...)
    2
    Samedi 1er Novembre 2014 à 12:00
    "Alors quand je vois qu'on a passé des mois à me dire que les symptômes, c'était dans ma tête, que souvent on s'invente nos propres maux, que c'est psychologique... " Ce qui me fait halluciner, c'est d'avoir l'impression que lorsqu'une femme se plaint de douleur on lui dit que c'est dans sa tête. Et c'est comme ça que beaucoup souffrent d'endométriose parce que les douleurs de règles c'est normal, c'est dans leur tête :( y'a encore du boulot pour qu'on accepte une bonne fois pour toutes que nous ne sommes pas des blondes décervelées :(
    3
    Bérangère
    Dimanche 2 Novembre 2014 à 12:00
    Bonjour, Je suis votre blog depuis longtemps et là, qu'est-ce que je découvre ? Une aventure bien douloureuse qui finalement se termine bien. Tant mieux ! Comme je vous comprends ... Les heures interminables aux urgences où l'on se demande si on existe toujours dans l'esprit du personnel médical ... Les diagnostics qui changent d'une heure à l'autre ... Ok, ils sont souvent débordés mais cela n'excuse pas tout ! Pour ma part, j'ai une douleur dans le bas ventre depuis au moins 4 ou 5 ans. La même !!! Et la réponse est toujours pareille : - il n'y a rien ... - tout est normal ... - c'est psychologique ... - c'est une douleur "résiduelle" ... - etc ... Et moi, je fais quoi ? Bein je ne sais rien faire d'autre que de me plier aux propos du corps médical :-/ Bref ! Je vous comprends ! Très bon dimanche à vous :-)
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